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CLOTAIRE

Rencontre avec Violaine Belle-Croix et Elsa Vernet, créatrices de la marque de chaussures pour enfants Clotaire_avril 2013

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Quand avez-vous créé Clotaire ?

Violaine Belle-Croix
Nous avons créé Clotaire en 2011. Nous étions trois au début et Elsa nous a rejoints très vite. Toutes les deux, nous travaillons le style et gérons le quotidien de la marque, Benoît Musereau s'occupe de l'identité visuelle et du site internet, Nadim Cheikhrouha de la direction financière.

Pourquoi ce nom, Clotaire ?

Violaine Belle-Croix 
Nous avons fait un brainstorming, avec des tas d’idées autour du soulier, mais rien d’évident n’en est sorti. Nous voulions un nom français et cette idée de prénom nous a plu, court et facilement prononçable. C’est aussi le dernier de la classe du « Petit Nicolas » de Sempé et Goscinny…

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Qu’y avait-il avant Clotaire ?

Elsa Vernet
Avocate de formation, j'ai travaillé dix ans dans un cabinet avant de m’arrêter pour m'occuper de mes trois filles. Puis, je me suis lancée dans l'aventure Clotaire. J'ai trouvé le concept vraiment intéressant, j'adore la mode enfantine et avec Violaine, ça a tout de suite fonctionné ; nous sommes en accord sur le style, les couleurs, etc. Nous sommes toutes les deux mamans, moi avec mes filles, Violaine avec ses garçons, un plus pour bien comprendre nos clients.

Violaine Belle-Croix
De mon côté, j'ai collaboré au magazine de mode enfantine Milk, pour la publicité d'abord puis en tant que rédactrice en chef pendant six ans. J'ai travaillé ensuite en Free-lance comme journaliste, il m’arrive aussi de jouer le rôle de styliste à l'occasion d’une rencontre avec un photographe par exemple, toujours dans le domaine de la mode enfantine.
Lorsque je travaillais au Milk, je me demandais parfois qui pouvait en être la lectrice : je l'ai trouvée, c'est mon associée Elsa ! Aussi fan que moi de la mode pour les enfants.

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Comment distribuez-vous Clotaire ?

Violaine Belle-Croix
Sur notre site internet presque exclusivement : chaussuresclotaires.com
C'était un parti pris dès le début de nous passer des boutiques pour rester dans une gamme de prix abordable (petites exceptions faites de la boutique Talc et du Bon Marché à Paris). Nous ne faisons pas de salons non plus, nous voulons présenter nos chaussures sans être astreints aux collections. Les nouveautés été arrivent en avril, les nouveautés hiver en septembre et tous nos modèles sont disponibles toute l'année, quelle que soit la saison. Typiquement, en ce mois de mars glacial où l'on ne trouve que de l'été en boutique, il y a toujours les modèles hiver chez Clotaire.

Elsa Vernet
J’entretiens une véritable correspondance avec nos clients : on me pose des questions ou on me demande conseil sur tel ou tel modèle comme on le ferait en boutique. Nous touchons un public très large avec des acheteurs partout en France mais aussi dans le monde : Canada, Etats-Unis, Japon, Allemagne, pays de l’Est, Australie, Nouvelle Zélande, etc. Il y a très peu de retour et la plupart des gens qui achètent une fois reviennent commander d’autres produits.

Violaine Belle-Croix
Finalement, on se verrait bien investir dans un entrepôt pour stocker nos chaussures et ouvrir notre propre espace (même si ce n’est pas à l’ordre du jour) plutôt que de distribuer Clotaire dans d’autres boutiques.

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Où fabriquez-vous vos chaussures ?

Violaine Belle-Croix
Au Portugal pour l'ensemble de notre production, mais on fait réaliser les formes de nos chaussures en france.

Comment vous faites-vous connaître ?

Violaine Belle-Croix
La presse est notre moyen de communication. Je connais bien ce milieu et je sais m'y prendre pour arranger les journalistes : images sur fond blanc, visuels simples, photos en temps et en heure pour les présentations presse, nouveautés pour les rédactrices… Grâce à la presse, on touche un large public, à l’étranger aussi.

Clotaire c’est aussi pour les grands ?

Violaine Belle-Croix
Nous allons jusqu’au 40 et c’est vrai que l’on vend très bien les grandes pointures mais on ne veut faire pas faire de la chaussure femme pour autant. CLOTAIRE est définitivement une marque pour les enfants, avec l’idée de réintégrer la chaussure en cuir, assez souple pour que les enfants s’y sentent bien et avec un grand choix de couleurs.

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Quelles sont les qualités requises selon vous pour ce travail ?

Violaine Belle-Croix
Méticuleuse, comme Elsa ! Et puis je dirais la pugnacité, il faut savoir se battre pour son projet et être déterminé.

Elsa Vernet
Organisation et humilité aussi. Personnellement je n’ai jamais autant appris qu’avec cette expérience de travail chez Clotaire ; tout est assez complexe lorsque l’on monte son entreprise. On a des responsabilités, on dépend de beaucoup de gens, avec un produit où il y a pas mal de normes à respecter…

Violaine Belle-Croix
Le fait d’être plusieurs est une force !

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Où travaillez-vous ?

Elsa Vernet
Nous sommes installées dans ce bureau, rue de la Tour D’Auvergne, dans le 9ème arrondissement de Paris. C’est aussi là que nous stockons nos produits et où se déroulent nos ventes privées.

Quelle est votre clientèle ?

Violaine Belle-Croix
Très large ! Je pense que Clotaire plaît au plus grand monde : souliers du dimanche pour les uns, de tous les jours pour les autres, une chaussure d’uniforme pourquoi pas, chic, pas chic… Chacun l’adapte à sa façon.

 

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À quoi ressemblent vos journées de travail ?

Elsa Vernet
On se retrouve au bureau après avoir déposé nos enfants à l'école et on s'occupe de l'administratif, des commandes, des e-mails, etc. Aujourd'hui, tu es témoin de la partie sympathique de notre travail puisque nous sommes dans les choix de matières, de couleurs et de formes.

Violaine Belle-Croix 
On a la chance d'être complètement libres de nos choix, pas de directeur artistique pour nous dire que cette année c'est le rose qui fonctionne ni aucune obligation de coller aux tendances : on suit nos envies, on écoute les enfants autour de nous et les réactions de nos clients au moment des ventes privées.

De nouveaux projets ?

Elsa Vernet
Plus de couleurs et plus de quantités ! Développer tout ce qu’il y a autour du soulier : les chaussettes, les collants, le cirage, les lacets, les chaussons, etc.

Violaine Belle-Croix
On travaille sur une sandale en tissu que l’on va faire fabriquer en Inde cette fois-ci, pour leur savoir-faire dans cette matière, ce qui nous ouvre pas mal d’autres portes et de nouvelles envies !