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MISS BIBI

Rencontre avec Brigitte Giraudi, créatrice de Miss Bibi, bijoux & accessoires, dans sa boutique des jardins du Palais-Royal_octobre 2013.

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Quand as-tu créé Miss Bibi ?

J'ai créé la collection de bijoux « Intrig » entre 2006 et 2007, un peu comme un projet unique. Le magazine Jalouse en a fait une pleine page et, après cette parution, j’ai reçu beaucoup de commandes auxquelles je ne m’attendais pas ! Cela m’a motivée pour lancer MISS BIBI.

Et ce nom de Miss Bib ?

Mon frère m’appelait Bibi lorsque nous étions enfants et j’ai adopté le nom de MISS BIBI pour signer mes illustrations.

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Quel est ton parcours ?

J’ai fait des études d’animation aux Beaux-Arts (de Paris ? à la Saint Martin's School of Art de Londres ?), puis je suis partie travailler au Japon pendant trois ans comme directrice artistique et photographe.
A mon retour en France, j’ai collaboré aux trois premiers numéros du magazine Milk : je faisais de l’illustration, de la maquette, quelques articles. C’était aussi le début de mon travail photographique autour de miniatures mises en scène et retravaillées en collages. Aujourd’hui, ces miniatures sont présentes dans mes collections de bijoux et renouvelées à chaque saison.

Combien êtes-vous chez Miss Bibi et où travaillez-vous ?

Il y a deux personnes dans notre boutique du Palais-Royal à Paris, une comptable à Monaco où j’ai également un bureau de logistique avec les stocks et mon bureau de création.

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Pour chacune de tes collections, tu crées un nouvel écrin, une installation pour la présenter, comme une signature...

Oui, il y a toujours une histoire, un thème et une vraie mise scène que je réalise au départ pour les salons et présentations à la presse. Je vends ensuite des éléments de mon décor aux boutiques où sont distribués mes bijoux. De la même manière, on change régulièrement le décor de notre boutique.
La petite maison est le symbole récurrent de mes collections.

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Tu présentes aujourd’hui ta collection été 2014, peux-tu nous en parler ?

J’ai créé 40 à 50 pièces, comme à chaque saison. Cet été, la collection s’appelle Rainbow : j’avais envie de couleurs, contrairement à l’hiver, plus monochrome.
Il y a, par exemple, cette montre avec un prisme en cristal qui capte la lumière, des petites bagues en silicone dont on peut changer la couleur ou d’autres, moulées sur des formes en pâte à modeler. Il y a aussi ces bracelets « girly » en élastique doré avec une fleur bleue ou rose flashy et des boucles balançoires qui bougent sur les oreilles… 

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Où sont fabriqués tes bijoux ?

J’ai un atelier à Paris, pratique pour sa proximité avec la boutique et un autre en Italie qui travaille la « fantaisie » de façon peu conventionnelle. Il y a aussi deux ateliers en Asie, un pour la joaillerie classique et l’autre qui développe des techniques de bijouterie ancienne.

Je collabore parfois avec d’autres artisans pour des séries particulières, comme ces bijoux en porcelaine de la collection été, réalisés avec une céramiste nippone, ou les cravates japonaises « Girafe » pour lesquelles j'ai dessiné les motifs et imaginé un petit emplacement où glisser un stylo.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Avant tout, ce qui est artisanal. Puis, tout ce qui est en rapport avec l’idée de l’échelle, le très grand comme le tout petit. L’univers de l’enfance m’inspire beaucoup aussi, les livres, les films d’animation, etc.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?

L‘envie d’entreprendre, l’élan et l'enthousiasme.

A quoi ressemble ta clientèle ?

Dans la distribution, des asiatiques. Et dans la vente au détail au Palais-Royal, beaucoup d'enfants, les habitants du quartier, les touristes aussi ! Japonais, souvent…

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A quoi ressemble une journée de MISS BIBI ?

À Paris, je m'occupe plutôt de l'achat des matières premières, en Asie, je suis beaucoup dans les ateliers et à Monaco, je fabrique les cires à partir desquelles seront modelés mes bijoux. Je cours beaucoup, je me pose rarement.

Quels sont tes nouveaux projets ?

Je travaille sur un projet de sacs, des foulards, une lampe...
J'ai envie de développer les collaborations avec des créateurs.

La question de Barbara Sabaté-Montoriol, critique d’art

Pensez-vous que vos exquis petits objets de mémoire soient une forme de reliques contemporaines ?

Dans ces petits bijoux, il me semble qu'on peut projeter de « grandes » choses. Je ressens un peu de spirituel et de magie dans tout cela, un lien direct avec l'enfance. Ma collection d'hiver s'appelait « Fétiche »...

 

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