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POLDER

textes de Marie-Anne Bruschi

Cassandre Montoriol - Polder 1

Déjà 15 ans. On se souvient de leurs babies enfants en cuir souple et coloré qui ont fait le buzz durant des années. De leurs chaussettes en lurex qui faisaient courir toutes les parisiennes, de l’ouverture de leur boutique 13, rue des Quatre-Vents dans le 6ème et l’envie immédiate d’en faire son vestiaire. Et puis, il y eu aussi l’attente jusqu’en 2013 pour découvrir enfin leur première collection femme de prêt à porter.

Cassandre Montoriol - Polder 2

Nathalie Vodegel et Madelon Lanteri-Laura, les deux créatrices de Polder viennent de fêter leurs 15 ans. Aucune crise d’ado à l’horizon. Elles affichent plutôt la sérénité d’un label parisien en pleine maturité. Polder, c’est l’histoire de deux sœurs et d’une mode qui a su instantanément toucher le corps des femmes. Une mode authentique et désirable, que l’on a envie de porter au premier regard. Des coupes tout en volume dans lesquels on se sent bien. Encrée dans le temps, la marque privilégie le slow fashion même si en parallèle elle crée toujours aussi sa ligne enfant.

Cassandre Montoriol - Polder 3

« La couture, c‘est notre ADN. On a fait nos armes dans des maisons de couture, on aime cette exigence et cet esprit que l’on a conservé mais à travers des créations accessibles ». Leur label, Natalie et Madelon l’ont voulu comme une « petite maison de couture » avec des modélistes à demeure qui mettent en forme les dessins de Nathalie. Le savoir-faire, la qualité des matières, le style des coupes très personnel, c’est aussi ça Polder. Des collections composées de faux basiques, épurées mais pas si simples qu’ils n’y paraissent.

Cassandre Montoriol - Polder 4

Une mode pas ennuyeuse rythmée par des pièces fortes et d’autres plus faciles à porter au quotidien. Une mode qui nous ressemble mais nous surprend aussi. Et surtout une palette de teintes incroyables où le vert est la couleur la plus fertile. Peut-être parce que Polder veut dire en hollandais : « sous le niveau de la mer ». La nature et les paysages sont omniprésents dans l’inspiration des deux sœurs. Et les parisiennes ? « Mais on en sort un peu de l’image de la parisienne, non ? Désormais, c’est plus Paris qui est inspirant ».